Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.
Luc 18/13
Comment ça ? Lisez bien le verset ci-dessus. Le publicain reconnaît ce qu’il est devant Dieu : un homme pécheur qui ne fait pas le bien, qui manque le plan de Dieu pour sa vie, qui est enclin au mal. Et il se présente devant Dieu en lui demandant de s’apaiser.
Il est un principe à comprendre ici : le péché de l’homme provoque la colère de Dieu. Dieu qui est saint, parfait, ne peut supporter que l’homme soit dans les griffes de Satan qui l’entraine au péché. Cette désobéissance aux conseils divins ne peut engendrer que la colère d’un Père qui connaît les dangers auxquels est exposé celui qui rejette Dieu. Vous méritez, nous méritons donc sa colère, cette sensation de fossé entre lui et nous lorsque nous le prions. Et aussi le rejet définitif loin de lui si nous persistons dans cet état.
Mais il y a une possibilité de restauration de cette relation : venir à lui avec humilité et vérité. Nous ne pouvons rien lui cacher, alors autant être à nu devant lui, reconnaître ce que nous sommes vraiment.
Venez, comme un enfant, et même si c’est difficile de le faire, demandez pardon à Dieu le Père. Comment pouvez-vous vous faire pardonner ? En suivant Jésus, celui qui a pris la colère de Dieu à votre place et qui a rempli le fossé, réconcilié les deux parties. “Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris” (Es 53/5). Vous méritez la colère, mais vous pouvez bénéficier de la grâce. Saisissez-la par la foi !
Benjamin LAMOTTE-AUGRIS
