Matthieu 28/19
“Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit…”
Tel est le mandat que Jésus donne à son Église. Le terme “nations” concerne ceux qui n’adorent pas le vrai Dieu, les païens, les “gentils”. Quelle que soit notre nation, notre culture, notre origine, nous sommes séparés de Dieu et incapables de nous sauver. En effet, la Bible déclare : “Tous ont péché” (Rm 3/23).
En tant que Sauveur du monde (Jn 4/42), Jésus allait au contact d’hommes et de femmes issus de nations autres que celle d’Israël : les Romains, les Cananéens, les Samaritains, les Juifs ou non Juifs, et tous, à son contact, découvraient la puissance de sa grâce qui change les pécheurs en enfants de Dieu (Jn 1/12-13). Pour chacun d’eux, le Fils de Dieu a donné sa vie à la croix, afin qu’ils ne périssent pas mais qu’ils aient la vie éternelle (Jn 3/16), puis il a envoyé ses disciples prêcher la repentance et le pardon des péchés à toutes les nations (Lc 24/47).
Dieu apprit à l’apôtre Pierre à ne regarder aucun homme comme souillé ou impur, sous-entendu par sa culture ou son origine (Ac 10/28). Le péché ferme le ciel à tous, mais le sang de Jésus qui « nous purifie de tout péché” (1 Jn 1/7) l’ouvre également à tous.
L’apôtre Jean, dans une vision, vit le nombre incalculable des rachetés qui seront avec Christ pour l’éternité : “Il y avait une grande foule que personne ne pouvait compter, de toute nation…” (Ap 7/9). L’Église rassemble ces hommes et ces femmes : “Il n’y a ici ni grec ni juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni scythe, ni esclave ni libre, mais Christ est tout et en tous” (Col 3/11).
“Vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu” (Ep 2/19). Alléluia !
Emmanuel GABBRIELLI
