S’il s’y trouve quelque homme… mari d’une seule femme.
Tite 1/6
Les responsables de l’Église devaient être “maris d’une seule femme”. Il ne s’agit pas de leur imposer d’être mariés ou d’avoir des enfants, chacun peut consacrer son célibat au Royaume de Dieu (Mt 19/12 et 1 Co 7), mais il s’agit pour eux d’être exemplaires dans leur famille.
Certains auteurs ont pensé que l’apôtre défendrait “la fidélité au premier lien conjugal”, excluant tout remariage, même après un deuil, mais la Bible ne fait nulle part cette restriction (Rm 7/2-3 ; 1 Co 7/39) et rien ne l’impose ici. On peut plutôt penser à un refus de la polygamie comme l’exprime Calvin “Paul commandait de choisir ceux qui se sont comportés chastement dans leur mariage, s’étant contentés d’une femme, et de rejeter ceux qui auraient montré un appétit désordonné en prenant plusieurs femmes…Si quelqu’un, après la mort de sa femme, en épouse une autre, il reste mari d’une seule femme, car Paul ne dit pas qu’on doit choisir celui qui aura été mari d’une seule femme, mais celui qui l’est”.
On peut parler aussi d’exigence “de fidélité dans le couple”, la fidélité à ses engagements étant une valeur chrétienne majeure, mais dans le contexte, ce qui semble préoccuper l’apôtre Paul, c’est la qualité du témoignage de vie dans la société de son temps : l’adversaire ne doit avoir aucun mal à dire de nous (Tt 2/8). Pour être irréprochables, les responsables doivent être monogames et fidèles à leur épouse, incarnant ce que Dieu souhaite pour chacun.
Les parcours personnels peuvent s’en éloigner, la vie est rarement idéale, mais le modèle demeure. Quels que soient les échecs passés, l’amour exclusif d’un homme et d’une femme engagés pour le reste de leur vie, continue d’être la meilleure orientation possible pour tous !
Thibaud LAVIGNE
