“Pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ?”
Actes 1/10-11
Regarder un ami s’en aller, c’est toujours quelque chose d’émouvant, et quand celui qui disparaît est l’Ami céleste, le divin Sauveur, rien d’étonnant à ce que les yeux, le regard, le suivent jusqu’au dernier instant. Le regard vers le Ciel, ce regard du jour de l’ascension du Seigneur vers son Père, c’est le regard de ceux qui l’aiment.
Le Ciel, c’est une des vérités de la foi chrétienne. C’est du Ciel que nous vient le salut de Dieu en Jésus-Christ, c’est vers le Ciel que s’élèvent la prière et la louange du croyant (Ap 8/4), c’est encore du Ciel que nous attendons le secours, la délivrance, l’exaucement (Ps 57/4), c’est vers le Ciel que nos cœurs se portent pour contempler “Celui qui est, qui était et qui vient” bientôt (Ap 1/8).
C’est là, dans le Ciel, que nous entrerons un jour pour les noces de l’Agneau divin, pour la vie éternelle, pour notre héritage : l’éternité bienheureuse avec Christ, notre Sauveur bien-aimé.
Oui ! Rien d’étonnant à ce que les regards des disciples de Jésus-Christ s’attardent parfois à contempler le Ciel.
Pour autant, cela ne doit être qu’un moment, un moment avant que le disciple ne soit ramené à la réalité de sa vocation : aller et porter la bonne nouvelle de ce Ciel encore ouvert à quiconque croit et confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, le Fils de Dieu ; un moment suivi de ce que le Seigneur a promis à ses disciples : la réception du don du Saint-Esprit répandu du Ciel sur celles et ceux qui le servent (Ac 2/2).
“Pourquoi vous arrêtez-vous… ?” Remettez-vous en marche, et tout à nouveau, servez Christ, le Seigneur, auprès des uns et des autres.
Philippe BAK
