Ils arrivèrent à Jéricho.
Marc 10/46
L’évangéliste Marc nous apprend que la guérison de Bartimée eut lieu dans la ville de Jéricho. Or, le juif de l’époque savait qu’après avoir été détruite, la cité antique fut maudite par Josué : “Maudit soit l’homme qui se lèvera pour rebâtir cette ville” (Jos 6/26). Longtemps après, Hiel de Béthel entreprit de relever ses décombres. Hélas, “il en jeta les fondements au prix de son premier-né, et il en posa les portes au prix de son plus jeune fils” (1R 16/34), comme cela avait été annoncé.
Plus tard, même si Jéricho fut repeuplée, la Bible nous apprend qu’à l’époque d’Élisée, les eaux étaient toujours impropres à la consommation, les citadins mouraient de soif et la population était exsangue (2R 2/19). Le temps avait passé, mais la malédiction ancestrale était toujours présente.
C’est donc dans cette atmosphère que Bartimée avait grandi, et lui aussi fut victime de la malédiction. La maladie, la souffrance, les ténèbres s’étaient abattues sur sa vie sans lui laisser un espoir de guérison. La Bible précise qu’il était le fils de Timée, un mot qui signifie “l’homme haut placé”. Hélas, ni ses origines sociales, ni son réseau d’influence n’avaient pu conjurer le mal.
À l’instar de ce mendiant, combien d’hommes et de femmes souffrent du rejet, de l’humiliation, de l’abandon. Combien sont persuadés qu’ils ne s’en sortiront jamais, tant le sort s’acharne sur eux ? Mais la bonne nouvelle de l’évangile nous apprend que Jésus, lui, fut capable de braver les ténèbres, de conjurer le sort et de vaincre la malédiction. Le Seigneur allait guérir Bartimée et le propulser dans une vie nouvelle.
Vous qui gémissez, prisonniers de votre passé, placez votre confiance en Christ ! Il vous propulsera, vous aussi, dans une vie nouvelle, lorsque vous invoquerez son nom.
Thierry CHAMBEYRON
