Puis je vis dans la main de celui qui était assis sur le trône, un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux.
Apocalypse 5/1
La mission est un héritage couché sur un testament. Autrefois, le résumé écrit à l’extérieur donnait aux héritiers un aperçu de l’héritage. À la mort du testateur, l’homme de loi rompait les sceaux et vérifiait la conformité. Après sa mort, Jésus fit de même : “Commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait” (Lc 24/27). Les promesses de l’Ancien Testament sont conformes à la réalité du Nouveau Testament.
Le testament ouvert précise la volonté du testateur. Un verset vient à l’esprit : “Dieu veut que tous les hommes soient sauvés” (1Tm 2/3) et pourtant, cela n’arrivera pas. Un souhait n’est pas un testament. Relisons l’écrit extérieur de la conversation entre le Père et le Fils : “Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession” (Ps 2/7). L’Héritage ne comprend pas tous les hommes mais toutes les nations. Bien qu’il s’agisse de l’héritage du Fils unique, il a été contesté. Écoutons une conversation entre le diable et le Fils : “Le diable lui montra tous les royaumes de la terre, et lui dit : Je te donnerai la gloire de ces royaumes, car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux” (Lc 4/5). Le “dieu” de ce siècle revendique l’héritage et demande à Jésus de prouver qu’il est le Fils héritier : ”Si tu es le Fils de Dieu, ordonne… (v.3), jette toi…” (v.9). Jésus l’a vaincu par la parole : “Il est écrit.”
Le testament ouvert atteste l’exactitude de l’héritage promis par le Père (Ps 2) : “Tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation” (Ap 5/9). Réalisons l’importance de la mission pour atteindre les tribus encore non atteintes.
Jean-Marc MAURIN
