L’Éternel miséricordieux… qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent.
Exode 34/5-7
Dieu apparaît à Moïse et lui révèle deux aspects fondamentaux de sa personnalité : la justice et l’amour.
“Dieu est un juste juge” (Ps 7/11). Dieu est d’une rectitude morale absolue. Il est impartial, “il rendra à chacun selon ses œuvres” (Rm 2/6). Sa justice exige que le péché soit sanctionné comme il le mérite : “Le salaire du péché c’est la mort” (Rm 6/23). Puisque nous sommes tous pécheurs, nous sommes tous passibles de cette sentence : la mort physique mais également la “seconde mort” qui consistera à être rejetés dans “l’étang ardent de feu” pour y subir des tourments extrêmes et incessants (Ap 20/2-15). Dieu n’est ni méchant, ni cruel, il est seulement juste.
Dieu est également amour (1 Jn 4/8). Son amour consiste à vouloir notre bonheur présent et éternel. Parce qu’il nous aime, Il désire nous sauver, nous permettre d’échapper à la condamnation : “Ce que je désire, ce n’est pas que le méchant (le pécheur) meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive” (Ez 18/23).
Comment a-t-il accompli la parfaite justice et en même temps manifesté le parfait amour ? La réponse se trouve à la croix ! Christ, qui était sans péché, s’est chargé des nôtres, subissant à notre place le châtiment que nous méritons. “Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui” ( Es 53/5). Ainsi, la justice de Dieu est satisfaite et tous les êtres humains peuvent bénéficier de son amour (Rm 5/8).
La seule condition est de croire qu’il a donné sa vie tout exprès pour nous, afin que, par lui, nous puissions être pardonnés si nous reconnaissons notre condition de pécheurs.
Alain REY
