Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité.
2 Pierre 1/5-7
Quelqu’un a dit : “Nous sommes dans une société en décomposition. En apparence tout est contrôlé, en équilibre, mais sous les apparences, le chaos menace. Les gens ne croient plus à rien, ils ne se donnent même plus la peine de faire semblant de croire à quoi que ce soit”. Vous direz peut-être que vous croyez en Jésus-Christ. Il convient alors de confirmer l’authenticité de votre foi et de démontrer que “votre piété [n’est] pas comme la rosée du ciel qui bientôt se dissipe” (Os 6/4).
Albert Einstein disait : “La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre”. De même, pour avancer dans notre vie chrétienne, nous devons veiller à garder une piété équilibrée. L’équilibre est à mi-chemin entre deux extrêmes : le légalisme qu’on trouve parfois hélas dans l’Église, et le laxisme qui est une tendance excessive à l’indulgence, à la tolérance et au fait de minimiser, voire exclure les interdictions et les sanctions par une absence de contraintes.
L’équilibre spirituel est exprimé dans cette parole de Paul : “Je puis tout par Celui qui me fortifie” (Ph 4/13). Conscients que sans Christ nous ne pouvons rien, à cause de la faiblesse de notre nature humaine, nous nous appuyons d’autant plus sur lui. On n’est jamais plus vulnérable que lorsqu’on se croit fort. Souvenons-nous du reniement de Pierre après qu’il eut affirmé à Jésus être prêt à mourir pour lui.
“Notre force est en Christ” dit un ancien chant. Si nous vivons réellement ces paroles, la victoire est assurée.
Joël CHEDRU
