Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu veux. Et à l’heure même, sa fille fut guérie.
Matthieu 15/21-28
À la lecture de ce récit, il se dégage une leçon saisissante de l’expérience d’une femme païenne qui a reçu, à cause de sa foi, une bénédiction à laquelle elle ne pouvait prétendre : la délivrance de sa fille tourmentée par le démon.
Pour cela, elle a dû vaincre pas moins de six obstacles :
– la barrière du sexe : elle est une femme ; elle a « osé » parler à un homme ;
– la barrière de la race : elle est syro-phénicienne, alors que Jésus est juif ;
– la barrière du caractère : elle est pécheresse, Jésus est pur, il est l’oint de Dieu ;
– le silence de Jésus : Elle est persévérante, continuant à croire malgré l’opposition : elle est venue de loin avec un lourd fardeau, et Jésus semble ne pas lui prêter attention ;
– l’attitude des disciples : elle ne se laisse pas renvoyer ni arrêter dans sa démarche malgré le mépris exprimé par les disciples de Jésus ;
– la réponse éprouvante de Jésus : “Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël”
De là, elle aurait pu conclure : « Je me suis trompée, j’abandonne », mais elle a su objecter ce petit mot qui change tout : « mais ». “Elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi ! Jésus répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens”. “Oui Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître« . Un « mais » intelligent qui a compté : celui de la foi qui ne se laisse pas décourager. « Alors Jésus lui dit : “Femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu veux”. Et à l’heure même, sa fille fut guérie« .
Et nous, de quelle foi sommes-nous animés ?
Régis BERDEILH
