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L’ancien, à Gaïus, le bien aimé, que j’aime dans la vérité. Bien-aimé, je souhaite…
3 Jean
Quatre fois, aux versets 1, 2, 5 et 11, l’apôtre Jean s’adresse à Gaïus en l’appelant “Bien-aimé”, et il emploie pour cela le mot grec “agapetos” qui signifie : “qui est aimé d’une affection particulière”. L’Écriture utilise exactement le même mot au sujet de Jésus lors de son baptême : “Une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection” (Mt 3/17) et lors de sa transfiguration : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection, écoutez-le”.
Dans Jean 17, Jésus prie pour ses disciples puis pour “tous ceux qui croiront en lui par leur parole”, c’est-à-dire pour tous ceux qui viendront à la foi en Jésus par leur ministère, dans tous les temps, et au verset 23, il utilise le même verbe agapao : “Que le monde connaisse que tu les as aimés COMME tu m’as aimé”, version Semeur : “… que tu les aimes COMME tu m’aimes”.
Réalisons-nous la portée de cette parole ? COMME est un adverbe qui signifie : de la même manière, autant que, avec la même intensité, au même degré que, et pourtant nous n’arrivons pas à la cheville de Jésus. Qui oserait se comparer au Seigneur ? Cependant, n’oublions jamais que le jour de notre conversion, Dieu nous a adoptés et a dit que “nous sommes maintenant enfants de Dieu” (1 Jn 3/2).
Alors, quand vous traversez la vallée de l’épreuve et que le diable vient vous murmurer que Dieu vous abandonne, qu’il vous oublie, ne le croyez pas, car il est “menteur et père du mensonge” a dit Jésus. Dieu dit : “Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l’oublierait, Moi, l’Éternel, je ne t’oublierai point” (Es 49/15).
Joël CHÉDRU
